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Transférer, sauvegarder, organiser et archiver ses photographies numériques.

vendredi 28 décembre 2007 par Rodolphe Maurel

Profitez de la lecture de cet article pour écouter un morceau de mon ami Yves Vincent. Il s’agit d’une reprise d’une des plus belles chansons de Dan Fogelberg : Leader of the Band

Transférer, sauvegarder, organiser et archiver ses photographies numériques (et être tranquille pour les 10 000 prochaines années)Pas tout à fait car vous trouverez ici des informations importantes voire essentielles mais rarement lues ailleurs, y compris dans des magazines dédiés à la photographie numérique.

Merci de signaler fautes, erreurs ou omissions. Toutes les suggestions sont les bienvenues.


À qui s’adresse ce document ?


Ces pages ont été rédigées pour les heureux possesseurs d’un appareil photo numérique (abrégé en APN) qui se retrouvent, du jour au lendemain, avec plusieurs centaines voire milliers d’images dans leur disque dur en se disant : « Et maintenant, qu’est-ce que je fais ? » (« Regardez-les ! » n’est pas la bonne réponse, vous vous en doutez). Les lignes qui suivent vont vous expliquer les précautions à prendre pour transférer, stocker et enregistrer vos photos numériques afin de les visualiser sans souci des années plus tard. On pourrait résumer cela par : « Comment être certain que mes arrières-petits enfants pourront s’y retrouver et regarder les photographies que j’ai prises  ? ».

Pour comprendre ce qui va suivre, aucune compétence technique sur la photo n’est requise, mais un minimum est nécessaire pour tout ce qui concerne l’utilisation de l’ordinateur, peu importe que celui-ci soit sous Linux®, MacOS® ou Microsoft Windows®, les conseils prodigués étant valables pour tous les systèmes d’exploitations1.


Ce que vous ne trouverez pas ici


  1. Un document qui vous dira ce qui est le mieux : argentique ou numérique  ?

  2. Quel APN acheter2  ;

  3. Comment réussir ses photos ;

  4. Comment retoucher vos photos ;

  5. Où faire développer ses photos3  ;

  6. Comment organiser ses vidéos prises avec un APN ;

  7. Comment créer des CD ou DVD de photos qui pourront être visualisées sur un lecteur DVD de salon ;


PREMIÈRE PARTIE : AVANT DE COMMENCER

Préliminaires


Les problèmes liés à l’utilisation d’un APN diffèrent sensiblement de ceux que l’on peut rencontrer avec un appareil photo argentique. Ainsi, avec des photos papier, vous ne vous poserez jamais la question : « Comment vais-je faire pour les regarder ? ».

Afin de cerner les enjeux liés à l’utilisation d’un outil informatique sur le long et très long terme, quelques explications sont nécessaires avant de commencer4.


Logiciel libre


Pour bien percevoir ce qui différencie un logiciel libre des autres programmes, il faut d’abord comprendre ce qu’est le code source d’un programme. Pour cela, prenons une image, celle de la mousse au chocolat.


Au départ, la mousse au chocolat, c’est une recette lisible et compréhensible par n’importe qui sachant lire et cuisiner. À l’arrivée, c’est un mélange homogène qui n’a plus grand chose à voir avec les ingrédients de départ. Et si l’on n’y connaît rien en cuisine, en mousse au chocolat et si l’on ne possède pas la recette, on est bien incapable de revenir en arrière, c’est-à-dire d’expliquer comment et avec quoi a été faite la mousse au chocolat.

Un programme informatique (comme Windows® ou Word®), c’est un peu similaire. Au départ, c’est un ensemble de lignes de code (lisibles par tous les informaticiens qui connaissent le langage utilisé) composées de différentes instructions. Cela s’appelle «  code source du programme  ». Ensuite, ce code source est compilé (on parle de forme binaire), c’est-à-dire, de façon très schématique, qu’il est traduit dans le langage de l’ordinateur, une langue incompréhensible pour les humains mais pas pour la machine. Tout comme la mousse au chocolat, une fois compilé, le programme est non seulement illisible par une personne mais en plus, il est quasiment impossible de revenir en arrière (vers la recette originale) et donc de savoir comment il a été écrit. Une conséquence immédiate est que, lorsqu’on ne possède pas le code source d’un programme, on n’a aucun moyen de contrôle sur le programme en question, c’est-à-dire que l’on est incapable de déterminer son fonctionnement exact, de même que sans la recette de la mousse au chocolat, vous ne pouvez pas savoir quels sont les ingrédients utilisés. Évidemment, sans code source, il n’est pas possible de modifier, d’améliorer ou d’adapter le programme.

Un logiciel libre est donc une mousse au chocolat dont la recette est disponible, modifiable à volonté – contrairement à un logiciel propriétaire – et protégé par une licence spécifique extrêmement précise qui autorise notamment :

  • tout utilisateur à recopier le programme à volonté, quel qu’en soit l’usage, personnel ou professionnel ;

  • à redistribuer le programme sans avoir le moindre compte à rendre au créateur du programme ou à une société  ;

  • tout utilisateur à pouvoir lire, modifier et redistribuer le code source du programme5.


En termes simples, si un utilisateur recopie un logiciel libre et le distribue autour de lui, il ne commet alors aucune infraction et n’enfreint aucune loi. Ce type de comportement est même souhaité par l’auteur du logiciel qui espère, de ce fait, que vous lui ferez part de vos commentaires/suggestions afin de lui permettre d’améliorer son oeuvre (mais rien ne vous y oblige). Ces licences (la plus célèbre étant la G.P.L. pour G.N.U. General Public Licence6) ont été écrites afin de permettre une large diffusion des connaissances liées au logiciel.


Comme vous pourrez le lire par la suite, l’utilisation d’un logiciel libre est primordiale pour archiver ses photographies. En effet, dans ce cas, si le programmeur ou l’éditeur qui est chargé de son développement disparaît, il est parfaitement possible de payer une autre société afin que celle-ci intègre des fonctionnalités nouvelles ou l’adapte pour un système d’exploitation donné. La pérennité d’un logiciel libre est donc assurée7, contrairement à un logiciel propriétaire dont on ne peut absolument rien faire si son éditeur abandonne sa maintenance ou fait faillite.


Formats de fichier8


Lorsque vous tapez un texte par exemple, vous devez ensuite l’enregistrer en lui donnant un nom. Sous Windows® (et sous d’autres systèmes d’exploitation aussi), les noms de fichiers se décomposent ainsi : NOM.EXTENSION.

  • NOM : quand vous enregistrez votre travail (que ce soit une image ou un texte), le logiciel vous demande de compléter un cadre en donnant un nom. Vous pouvez mettre ce que vous voulez en respectant les conseils dans la section NOMMER SES FICHIERS.

  • EXTENSION : par défaut, lorsque vous créez un fichier avec le programme Bloc-notes et ne contenant donc que du texte, le programme va lui attribuer l’extension TXT, abréviation de texte. L’intérêt est que, lorsque vous verrez l’extension de ce fichier, vous pourrez tout de suite vous dire : « C’est un fichier texte or je recherche un fichier image donc ce n’est pas ce document qui m’intéresse ». Le traitement de texte Word® va affecter l’extension DOC par défaut (on peut choisir un autre format en choisissant ENREGISTRER SOUS... au moment de l’enregistrement du document).

L’extension d’un fichier va déterminer son type ou son format. De la même façon, lorsque vous achetez un magnétoscope de type VHS (le type ou format des cassettes), alors vous devrez utiliser uniquement des cassettes de ce format.

Ces extensions présentent de nombreux avantages. Ainsi, on sait immédiatement de quel type de fichier il s’agit sans avoir besoin de l’ouvrir. Vous pouvez vous-même décider d’une autre extension lors de l’enregistrement du fichier tout en sachant que cela peut avoir des conséquences importantes, notamment en entraînant des modifications non désirées.


On peut distinguer deux types de formats de fichier.


Les formats de fichiers documentés ou ouverts9


Un format documenté bénéficie de spécifications publiques10. Cela signifie qu’il existe un document – disponible généralement sur Internet – dans lequel est expliqué en détail tout ce qu’un programmeur doit faire afin de lire ou écrire correctement un fichier dans ce format. On parle aussi de format normalisé.


Ainsi, le format PDF est entièrement documenté. Lorsque vous recevez un fichier PDF, vous l’ouvrez avec le programme adéquat qui vous affichera le fichier exactement de la même façon qu’avec le logiciel qui a servi à le créer. Autrement dit, vous pouvez visualiser sous Windows® un document PDF qui a été créé sous Linux®, et ce, sans aucune différence. De même, si l’on vous prête une cassette vidéo VHS, vous ne demanderez pas le modèle du magnétoscope qui a servi à l’enregistrer ni l’année de l’achat de la cassette. Vous mettrez simplement la cassette dans votre magnétoscope – quelle que soit la marque, le modèle ou l’année de fabrication – et vous regardez tranquillement son contenu sans vous soucier de problèmes techniques qui ne vous intéressent pas. Tout cela parce que le format VHS est entièrement documenté et breveté. Cela signifie que toute entreprise qui souhaite fabriquer un magnétoscope compatible VHS devra payer des royalties à la société qui a inventé ce système. En contrepartie, elle obtiendra au final un appareil compatible avec tous ceux existant.


Il y a deux types de formats documentés : ceux qui sont libres de droit et ceux qui sont brevetés.


Libre de droits


Un format documenté et libre de droit signifie que :

  • toute personne qui souhaite écrire un programme utilisant ce format pourra le faire sans avoir à payer quoi que ce soit ;

  • le programme saura lire et enregistrer dans ce format exactement comme le programme d’origine.


Voici quelques exemples de formats documentés et libres de droits. Vous pouvez lire des fichiers enregistrés dans ces formats sur n’importe quel système d’exploitation en obtenant exactement le même résultat que le programme original qui a servi à les créer11.

  • PNG  : format d’images ;

  • MNG  : format d’images animées ;

  • ZIP  : format de données compressées ;

  • TGZ  : format de données compressées (plus performant que ZIP et libre de droits) ;

  • TXT  : format de texte brut sans mise en forme ;

  • RTF  : format de texte avec mise en forme développé par Microsoft12  ;

  • HTML  : langage utilisé pour créer des pages web ;

  • OGG  : format sonore plus performant que le MP3 ;

  • XVID  : format vidéo plus performant que le DIVX ;

  • PS  : format d’archivage de fichier dont le PDF est le successeur ;

  • PDF  : format d’archivage de fichier ;

  • SXW ou SXC : formats générés par la suite bureautique OpenOffice.org notamment ;

  • GEDCOM  : format utilisé par les logiciels de généalogie.


Un format documenté et libre de droit est donc préférable à tout autre, dans la mesure du possible évidemment.


Breveté


Peut-être avez-vous entendu parler des brevets logiciels. Déjà autorisés aux Etats-Unis, ils risquent aussi d’être validés en Europe. Véritable plaie pour le développement de programmes informatiques, les brevets logiciels favorisent les grosses entreprises capables d’en déposer des milliers au détriment des petites sociétés incapables de payer13.


Les formats de fichier documentés et brevetés posent donc le problème du coût. En effet, si un programmeur souhaite que son logiciel puisse lire et écrire dans un format breveté, il faudra d’abord qu’il s’acquitte de royalties auprès du possesseur du brevet. Il en est ainsi pour les formats suivants :

  • MP3 : format sonore  ;

  • GIF : format d’image14  ;

  • JPEG : format d’image15  ;


Sachant qu’un brevet a une validité de 20 à 30 ans suivant les pays, vos enfants ou petits-enfants ne seront donc plus concernés. Mais le problème du format breveté JPEG, utilisé par la quasi totalité des APN, est entier et n’a pas de solution à l’heure actuelle car aucune alternative sérieuse n’existe.


Les formats non documentés


Un format de fichier non documenté ne bénéficie pas de spécifications publiques. Citons le cas le plus connu : le format DOC généré par MS Word®.


Le format DOC n’est pas documenté. Cela signifie que si une autre société souhaite que son traitement de textes soit capable de lire les fichiers DOC, elle devra donc deviner la structure d’un fichier DOC. On ne parle pas de chiromancie mais de reverse engineering (ou ingénierie inverse)16. Cette technique a tout de même ses limites. C’est pour cette raison que vous ne pouvez lire correctement un fichier DOC qu’avec MS Word® (encore faut-il avoir la bonne version). Tout ceci n’est pas la faute des autres sociétés mais de Microsoft qui ne livre pas les spécifications de son format DOC (c’est une des raisons qui lui ont permis d’imposer subrepticement Word®).

Si vous choisissez d’utiliser un format de fichier non documenté, sachez que vous vous livrez pieds et poings liés à la société qui a créé ce format. Et si ladite société décide, du jour au lendemain, de ne plus assurer de compatibilité avec les vieilles versions de son format, tous vos documents enregistrés avec ces versions deviennent illisibles et sont perdus.


Voici quelques formats non documentés :

  • DOC  : format de document de textes ;

  • WMA  : format sonore développé par Microsoft ;

  • PUB  : format propre au logiciel de P.A.O. Microsoft Publisher®.


Loin d’être les seuls, il vaut mieux vous renseigner sur le format qu’utilise votre logiciel préféré afin de déterminer s’il est documenté ou non. Vous l’aurez compris, ces formats sont à proscrire impérativement car leur utilisation vous met dans une situation de dépendance totale vis-à-vis de l’éditeur et leur pérennité n’est absolument pas garantie.


Les métadonnées17


Définir les métadonnées est un exercice difficile et fastidieux. Pour faire court, les métadonnées d’une photo numérique sont des données (évidemment) dans la photo, c’est-à-dire écrite à l’intérieur du fichier JPG par exemple. Ces informations n’apparaissent pas lorsque vous visualisez les images. En revanche, en utilisant un logiciel adéquat, vous pouvez à la fois afficher l’image ainsi que les métadonnées contenues dans le fichier.


EXIF


Lorsque vous prenez une photo, l’APN génère un fichier JPG à l’intérieur duquel sont enregistrées de nombreuses informations dont la date de prise de vue, l’heure, le type d’appareil photo etc. Ces métadonnées sont appelées EXIF (pour EXchangeable Image File). Il est donc primordial de régler date et heure de votre APN si vous souhaitez récupérer, par la suite, ces données pour les inclure dans les noms de fichier. Ces données n’ont pas à être modifiées par l’utilisateur. Une liste de programmes capables de lire les données EXIF est disponible ici : http://peccatte.karefil.com/softwar...


IPTC


Les métadonnées IPTC (pour International Press and Telecommunications Council) sont intéressantes pour indexer ses photographies. En effet, vous pouvez, toujours à l’aide d’un logiciel adéquat, écrire divers renseignements concernant la photographie, renseignements qui, une fois intégrés, seront autant d’entrées pour effectuer des recherches croisées par exemple.


XMP


XMP (pour Xtensible Metadata Platform) est un format créé par la société Adobe en septembre 2001. Ce format de métadonnée plus évoluée que IPTC semble promis à un bel avenir.


JPEG Comment


Il est possible d’inclure un commentaire dans les images JPG. Ce commentaire donne des information sur l’image. Il peut donc contenir le nom des personnes qui apparaissent, le lieu de prise de vue etc. C’est évidemment moins précis que les données IPTC et les recherches croisées qui utiliseraient le JPEG Comment seront beaucoup plus difficiles à réaliser pour une indexation future.


En conclusion


Les métadonnées vous seront essentielles pour indexer vos photographies. Elles vous permettront d’être complètement indépendant du programme utilisé (puisque ces métadonnées sont standards, elles peuvent donc être écrites avec un logiciel et parfaitement lues avec un autre) et toutes les informations liées à une photographies seront incluses à l’intérieur de celle-ci et non dans une base de données externe.

SECONDE PARTIE  : PRÉCAUTIONS


Avant de continuer...


Cela se résume en un mot : SAUVEGARDER VOS DONNÉES. Bien évidemment, afin d’attirer l’attention du lecteur, il est toujours bon d’insister : SAUVEGARDER - SAUVEGARDER - SAUVEGARDER - SAUVEGARDER - SAUVEGARDER - SAUVEGARDER - SAUVEGARDER - SAUVEGARDER.


Pourquoi sauvegarder ses photos numériques ?


Si cette question semblera triviale à nombre de lecteurs, il est bon de rappeler certaines évidences :

  • Un cliché perdu ou effacé ne peut pas se récupérer, contrairement à un programme dont on possède les CD d’origine. Vous ne pourrez jamais re-photographier votre enfant dans son berceau s’il a déjà 5 ans. Une photographie importante à vos yeux doit donc être traitée avec la plus grande attention.

  • Ce n’est pas parce que vos photos sont sur le disque dur qu’elles sont en lieu sûr : une panne est toujours possible, et ce sont alors vos 10 000 photographies qui sont perdues à tout jamais ! De même, un virus peut supprimer tout le contenu d’un disque dur en quelques minutes.

  • Un effacement involontaire ou une mauvaise manipulation est toujours possible.

  • Un cambrioleur peut venir dérober votre ordinateur ou un incendie le détruire.

  • Georges W. Bush peut déclarer la troisième guerre mondiale et faire tout péter. Mais dans ce cas, vous n’aurez pas d’arrière-petits-enfants et tous vos problèmes seront enfin résolus ;-).


Cette question de bon sens étant réglée, il est légitime de s’interroger sur l’endroit le plus approprié pour enregistrer ses photographies.


Où sauvegarder ses photos numériques  ?


Si l’on se pose la question sur le long terme, cela revient à : «  Quel support numérique est fiable à 100 % dans la durée ? ». La réponse est : aucun à un prix raisonnable (et peut-être aucun tout court, d’ailleurs). Une conséquence immédiate est que, dans 1, 5, 10 ou 20 ans, vous serez contraint de transférer toute votre collection sur un autre média. Ceci étant, une telle opération ne demande que quelques minutes, quelques heures au grand maximum, et ce, pour dupliquer des milliers d’images sans aucune perte d’information.


Sur un disque dur


C’est évidemment d’abord sur le disque dur que vous enregistrerez vos photographies. Même si c’est un média fiable, voire très fiable, quelques précautions s’imposent :

  • Copiez vos images sur plusieurs disques durs, deux au minimum. De cette façon, si l’un rend l’âme, le second prend le relais. Les disques RAID18 sont prévus pour cela mais c’est cher !

  • Il est préférable d’utiliser deux petits disques durs qu’un gros où les données seraient dupliquées sur deux partitions différentes (une configuration 2 x 80 Go est préférable à 1 x 160 Go).

  • Un disque dur externe, plus cher mais aussi plus simple à transporter et à stocker en lieu sûr est une possibilité à envisager suivant vos besoins et vos moyens.


L’archivage sur disque dur a cependant des limitations liées au système d’exploitation (comme Windows® ou Linux®) et au système de fichier19 (comme FAT32, NTFS ou EXT3). Les principaux problèmes que vous pouvez rencontrer apparaîtront lors du transfert d’un disque dur vers un autre :

  • Votre système de fichier sera-t-il reconnu ?20

  • Les noms des fichiers seront-ils modifiées ou tronqués ?21


Un système de fichier entièrement documenté (comme EXT3, ReiserFS, XFS ou JFS sous Linux®) est préférable à tout autre. Évidemment, sous Windows®, vous devez vous contenter, à l’heure actuelle, du NTFS ou du FAT32 pour les plus anciens. Par exemple, si un jour, vous décidez de migrer vers Linux, vous devrez être capable de transférer des fichiers d’une partition NTFS vers une partition EXT3. Si à l’heure actuelle, ce type de manipulation ne pose aucun problème, l’inverse n’est pas vrai car Linux® ne peut pas écrire de façon sûre sur une partition NTFS. Linux® n’est pas en cause mais il s’agit bien du système NTFS qui pose problème car il n’est pas entièrement documenté. Les programmeurs sont donc obligés de deviner comment NTFS fonctionne. Et parfois, ils peuvent se tromper...

Quant à la longueur des noms, tous ces systèmes de fichier savent gérer des noms d’au moins 128 caractères.


Sur un support externe (CD ou DVD)


Le gros avantage des CD ou DVD est que ce sont des médias bon marché, standards, pouvant se transporter facilement et se dupliquer rapidement. Cependant, la durée de vie d’un CD-R est très variable suivant les conditions de stockage ou la qualité du disque22. N’hésitez donc pas à enregistrer en plusieurs exemplaires vos photographies.

Nous n’aborderons ici que la gravure sur CD-R qui exige, déjà, de nombreuses précautions23  :

  • Utilisez des CD-R de marques connues  ;

  • Préférez les CD-R aux CD-RW moins fiables ;

  • Évitez de faire un CD multissession (risque d’effacement d’une session) ;

  • Il existe différentes façons de graver un CD-R. Par exemple, la norme par défaut est ISO9660. Mais il est aussi possible de choisir Joliet, Rockridge ou UDF. A vous de voir le résultat obtenu - surtout sur les noms de fichiers longs. Le meilleur test est de lire votre CD-R gravé sur une autre machine que la vôtre, avec un autre lecteur, et si possible, sous un autre système d’exploitation.

  • Certains magazines24 recommandent de ne pas dépasser une vitesse de gravure de 16 X. Si vous avez du temps, limitez encore cette vitesse à 8 X ou 6 X. Mais comme l’indique le site http://www.lagravuredecd.com/, « il n’existe pas LA réponse à cette question. Faites au mieux avec le matériel dont vous disposez. L’expérience vaut toutes les règles.  »25

  • Stockez-les dans différents endroits (parents, amis, etc.) afin de parer à un cambriolage, incendie etc.


Sur Internet


Si vous en avez les moyens, vous pouvez envisager de faire appel à des sociétés privées qui vous offrent un espace de stockage dans des endroits sécurisés. Ainsi, via Internet, vous transférerez vos données sur des disques durs distants de plusieurs milliers de kilomètres. Tout ceci a un coût qui dépend de la quantité à stocker et de la durée de stockage. Cela peut aller de 100 euros par mois pour 2 Go de données à plus de 1 000 euros pour une année. Bien évidemment, vous devrez posséder une solide connexion Internet. Notez que ce type de solution est plutôt réservé aux entreprises. N’oubliez pas non plus que, en faisant ce choix, vous stockerez vos photos personnelles sur un disque dur distant de plusieurs centaines voire milliers de kilomètres et accessible à des inconnus. La protection de la vie privée n’est pas forcément garantie, même si les contrats qui régissent ce type d’activité doivent probablement inclure des clauses de confidentialité (mais à vous de le vérifier26).


En conclusion


Tout ceci vous semble excessif ? Une fois encore, c’est à vous de voir l’importance que vous attachez à vos photographies et donc à vous de juger des mesures à prendre. Ces conseils n’ont rien d’impératif si vous considérez que vos clichés n’ont aucune valeur sentimentale ou financière.


Les questions matérielles étant réglées, il est temps de passer au plus important : le choix des formats et des logiciels.


Quels formats utiliser ?


C’est une question essentielle, une fois encore. Souvenez-vous lorsque les magnétoscopes sont apparus, il existait plusieurs formats de cassettes (VHS, V2000, Bétamax). Les personnes ayant une vidéothèque entièrement au format V2000 (de meilleure qualité que le VHS, rappelons-le) sont aujourd’hui bien embêtées car plus aucun magnétoscope vendu dans le commerce n’est capable de lire ces cassettes. Il faut donc à tout prix éviter qu’il se produise la même chose avec vos photos numériques.


Le format JPEG ou JPG27


La plupart (si ce n’est la totalité) des APN sont capables d’enregistrer vos clichés au format JPEG. C’est un format entièrement documenté et breveté ce qui signifie que dans 50 ans, il sera possible, et ce sans aucun problème, de le lire ou de le convertir dans un autre format si cela s’avère nécessaire. Le JPEG enregistre les données avec des pertes, c’est-à-dire que l’image est légèrement dégradée (ce qui est souvent invisible à l’oeil nu)


Le format TIFF


Afin de remédier à cette détérioration de l’image, des APN haut de gamme proposent une sauvegarde des photos au format TIFF28 qui n’est pas destructif, contrairement au JPEG. C’est évidemment un plus mais les fichiers seront inévitablement plus volumineux. Cependant, il y a encore mieux.


Le format PNG29


Vous pouvez choisir de sauvegarder vos photos sans pertes (si l’APN le propose) au format PNG qui est libre de droit, plus performant que le TIFF. Si l’APN n’offre pas cette possibilité, rien ne vous empêche de convertir tous vos fichiers TIFF en PNG. Vous gagnerez en place et la pérennité est garantie car la format PNG est totalement documenté et libre de droit, rappelons-le.


Le format RAW


Enfin, certains APN proposent de sauvegarder la photo au format RAW c’est-à-dire « brut ». C’est une sorte de négatif, donc sans aucune transformation ni modification. Mais ce format n’est pas un standard, à savoir que chaque fabriquant a son propre format RAW. Conserver ses clichés dans ce format n’est pas une bonne idée. Cependant, il est tout à fait envisageable de récupérer les fichiers RAW, de leur faire subir les transformations désirées puis de les enregistrer dans un format pérenne (JPEG ou PNG).


Nous n’entrerons pas dans les détails techniques concernant le nombre de couleurs que peuvent enregistrer l’un ou l’autre de ces formats. Des différences existent mais elles ne concernent pas un utilisateur lambda.

TROISIÈME PARTIE : QUELS PROGRAMMES UTILISER ?


Oui, la réponse évidente est : ceux fournis avec l’APN. Et pourtant, ce choix peut être néfaste pour l’avenir. Rappelons que l’objectif est d’être le plus indépendant possible de tout programme afin d’être tranquille pour l’avenir. Ce n’est pas chose aisée.


Vous déballez votre APN, installez les logiciels fournis, vous faites quelques clichés, vous les transférez sur le disque dur et vous les visionnez (après une retouche éventuelle). Jusque là, tout va bien. Vous vous lancez ensuite dans un mitraillage intensif de tout ce qui bouge. Quelques mois plus tard, vous voilà avec 5 000 clichés stockés dans votre disque dur. Et là, panique. Comment retrouver la photo où il y a Dominique sur le bateau ? Comment avoir la liste de toutes les photos prises le 25/12/2003 ? Bref, comment s’y retrouver ?

Vous êtes face à un problème important qui va demander du temps, beaucoup de temps, surtout si vous n’avez effectué aucun tri ni aucun rangement au préalable. Heureusement, le document que vous tenez entre les mains est là pour vous aider.


Le système d’exploitation


Oui, vous êtes sous Windows®, et non, vous n’avez pas l’intention de changer pour MacOSX® ou, pire, pour Linux®. Pourtant, vous devriez y réfléchir à deux fois avant de dire «  jamais  ». En effet, qui peut prévoir ce que sera l’informatique dans 5, 10 ou 20 ans ? Personne, pas même les revues dites spécialisées30. Peut-être que Linux® connaîtra un boum, à l’instar d’Internet. Peut-être que MacOSX® finira par s’imposer comme un standard. En tout état de cause, personne ne peut imaginer à quoi ressemblera un ordinateur et ce qu’il contiendra dans 10 ans. Cela implique donc qu’il faut vous soucier des programmes que vous utilisez et savoir s’ils seront toujours opérationnels dans plusieurs années. Mission difficile voire impossible.

Vous utilisez le système X ou Y actuellement. Vos programmes fonctionnent parfaitement et vous en êtes satisfait. Souvenez-vous simplement de ceci : lorsque Windows® XP a été lancé, Microsoft a toujours assuré qu’une compatibilité ascendante serait maintenue, autrement dit, les programmes fonctionnant sous Windows® 98 continueront à tourner sour Windows® XP. Vous le savez peut-être déjà, mais ceci ne s’est pas vérifié31. Par ailleurs, Microsoft fournit une liste de matériels32 fonctionnant avec Windows® XP mais se garde bien de recenser tous ceux qui sont incompatibles.

De part son mode de développement et la licence qui le protège

  • garantissant l’accès au code source - Linux ou tout système d’exploitation libre semblent être ceux qui garantissent une pérennité maximale pour la sauvegarde des données et une compatibilité ultérieure pour l’utilisation de programmes (libres de préférence).


Transférer ses photographies


A priori, il n’y a aucun problème puisqu’il suffit d’utiliser le programme fourni ou tout autre qui fonctionne33. Oui, mais...

Vous allez probablement conserver votre APN plusieurs années. Or, si dans 10 ans, votre appareil favori n’est plus supporté par son fabriquant, comment transférerez-vous vos clichés ? Par exemple, certains modèles de Canon ne sont pas compatibles avec Windows® XP34. Autrement dit, il n’est plus possible d’effectuer un transfert direct de ces APN vers Windows® XP.

Il y a deux possibilités :

  • si votre APN ne dispose pas d’une carte amovible (CompactFlash, Memory Stick, etc.), vérifiez bien qu’il possède une interface compatible avec votre ordinateur. Il y a quelques années, certains appareils utilisaient encore une interface série mais de nos jours, l’interface USB est la plus courante. Même si votre appareil utilise une interface USB, vérifiez également qu’il possède le format de transfert standard (comme PTP, Picture Transfer Protocol35) ; certains modèles en effet utilisent des formats propriétaires qui nécessitent des programmes spéciaux, et n’offrent pas PTP comme alternative. PTP est supporté par tous les systèmes d’exploitation courants (Windows®, MacOSX®, Linux®) sans nécessiter d’installation particulière.

  • On peut aussi utiliser une carte d’interface (par exemple un adaptateur "USB CompactFlash") qui permet de lire le contenu d’une carte directement sur un ordinateur. La carte doit être extraite de l’APN et placée dans un emplacement spécifique sur l’adaptateur. Sur un portable un adaptateur "CompactFlash" vers PCMCIA est aussi envisageable (mais coûtera sans doute le même prix qu’un adaptateur USB qui lui supportera plusieurs formats de cartes à la fois). Dans tous les cas, l’utilisation d’un adaptateur de ce genre vous permettra d’accéder directement au contenu de la carte, qui apparaîtra alors comme un (petit) "disque dur" supplémentaire. Ces cartes sont généralement formatées au format FAT16 (de MS-DOS®) ou FAT32 et donc supportées par tous les systèmes d’exploitation courants. Les fichiers peuvent être copiés manuellement de la carte sur le disque dur de l’ordinateur ou le transfert peut être automatisé avec un script de copie.


Retoucher ses photographies


N’importe quel logiciel fait l’affaire à condition qu’il ne modifie pas les données EXIF et IPTC et qu’il soit capable d’effectuer des rotations d’images JPEG – si vous êtes amené à le faire – sans dégradations36. En effet, vos modifications effectuées, c’est le format d’enregistrement qui est important. Le logiciel de retouche d’images n’interviendra pas dans la lecture ultérieure des photos. Donc, vous devez être attentif et sauvegarder vos photos dans un format entièrement documenté (voir la partie QUEL FORMAT UTILISER)37.


Nommer ses fichiers38


Cas général


Vous pouvez opter pour un classique « photo1 », « photo2 », ..., « photo155 », mais vous vous rendrez rapidement compte que :

  1. vous devrez visionner chaque photographie afin d’en connaître le contenu ;

  2. dans votre explorateur de fichiers, « photo15 » apparaîtra avant « photo2 » ;

  3. vous devrez utiliser un logiciel d’archivage dont vous serez totalement dépendant, tant et si bien qu’en l’absence de ce programme, vos clichés seront de vulgaires fichiers avec des noms sans aucun sens.


Le programme à utiliser pour nommer ses fichiers n’est pas essentiel pour l’avenir puisqu’une fois nommés, vous n’y touchez plus. En revanche, la procédure expliquée ci-dessous doit être automatisée à l’aide de logiciels capables de lire les données EXIF et de renommer par lot c’est-à-dire plusieurs fichiers à la fois. Cette partie est donc très rapide à mettre en oeuvre. Seul le dernier point – écriture d’un bref descriptif de l’image – ne peut être effectué que manuellement.

Il semble qu’un archivage chronologique soit préférable car vous êtes sûr que cela ne changera jamais (les photos du 27/12/2003 seront toujours du 27/12/2003, quoiqu’il arrive). En revanche, si vous choisissez un archivage plus personnel (du style : "photo_de_pierre", "femme", "enfant" etc.), ce classement peut subir des modifications avec le temps. Ainsi, si vous divorcez, le contenu du répertoire "femme" subira d’importantes modifications, surtout si la pension est élevée  ! De même, dans le répertoire BEAUX_PAYSAGES, vous verrez peut-être dans 20 ans que les paysages en question ne sont plus forcément beaux. Tout classement subjectif est donc à proscrire.

Voici une façon (parmi tant d’autres) de procéder afin que le rangement soit le plus indépendant possible de tout logiciel. Ce n’est en rien la panacée et cette méthode présente probablement des inconvénients :


  1. Toutes les photos sont enregistrées dans un répertoire (PHOTOS_NUMERIQUES) à l’intérieur duquel sera créé un répertoire pour chaque année puis douze sous-répertoires. Dans chacun d’eux, un répertoire est présent pour chaque jour – s’il y a des photos prises ce jour là évidemment. Vous obtenez pour l’année 2004 :

\2004

\ 2004_01

\ 2004_01_02_a_la_plage [répertoire contenant les photos du 2 janvier 2004]

\ 2004_01_05_paris [répertoire contenant les photos du 5 janvier 2004]

\ 2004_01_07

etc.


\ 2004_02

\ 2004_03

etc.

  1. Les photos du 19 avril 2004 prises sur la plage de N’gouja à Mayotte sont stockées dans un répertoire unique : 2004_04_19_plage_ngouja_mayotte.

  • Notez que l’année est inscrite au début, suivie du mois, puis du jour. En effet, dans le cas contraire, vous retrouveriez les photos du 21 février juste après celle du 20 mars (si vous utilisez deux répertoires nommés : 20_03_2004 et 21_02_2004).

  • Vous remarquerez l’absence d’espace, de caractères accentués ou « particuliers » dans le nom des fichiers. Il est indispensable d’utiliser uniquement les vingt-six lettres de l’alphabet non accentuées, les dix chiffres, le underscore (ou trait bas _), le trait haut -, le tout en minuscules39.

  • D’une façon générale, plus vous adoptez une logique globale (nom de fichier, rangement, etc.), plus votre méthode sera pérenne. Par exemple, si vous décidez de n’utiliser que des majuscules pour les noms de vos fichiers, un simple programme pourra, très rapidement, tout convertir en minuscules par exemple. En revanche, si vos noms ne sont pas uniformisés (ou standardisés à votre sauce), vous ne pourrez pas appliquer un programme de traitement par lots.

  1. Dans le répertoire 2004_04_19_plage_ngouja se trouvent donc les vingt photos prises sur la plage. Pour l’instant, elles se nomment img00##.jpg (c’est-à-dire les noms donnés par l’APN). Intervient alors un programme qui va renommer les fichiers en utilisant quelques données EXIF40, en transformant les éventuelles espaces en underscore et en ajoutant un underscore à la fin du nom. On obtient alors vingt photos ainsi nommées : 2004_04_19_18:25:13_.jpg41  ; 2004_04_19_18:29:14_.jpg ; 2004_04_19_19:36:45_.jpg etc.42 Ce travail ne demande que quelques secondes puisqu’il suffit de maîtriser l’utilisation d’un programme pouvant renommer par lots. Cette façon de baptiser un fichier présente de nombreux avantages :

  • le nom du fichier est unique43  ;

  • si vous supprimez ou ajoutez une photographie dans un répertoire, l’ordre n’est pas modifié ;

  • lorsque vous lancez un diaporama, les photos sont affichées chronologiquement ;

  • tous les noms de fichier commencent par le même nombre de caractères ce qui simplifie grandement un changement futur éventuel.


  1. Enfin, il faut44 visionner chaque image et ajouter, après l’heure, un bref descriptif du contenu, ce qui donne : 2004_04_19_18:29:14_max_joue_dans_le_sable.jpg, 2004_04_19_19:36:45_max_se_baigne.jpg, etc.

Certains pourront s’interroger sur la nécessité d’afficher l’heure. Une telle précision peut sembler superflue. C’est vrai mais si vous optez pour une autre méthode, vous risquez d’avoir quelques soucis. Exemples :

  • Si vous vous contentez de la date suivie d’un descriptif de la photo, l’ordre chronologique n’est plus conservé et 2004_04_19_aline_au_soleil.jpg se placera avant 2004_04_19_benoit_sous_la_pluie.jpg.

  • En optant pour une numérotation des photos après la date, 2004_04_19_photo_01_benoit_sous_la_pluie.jpg afin de conserver l’ordre chronologique, vous pouvez rencontrer quelques difficultés. Il faudra d’abord vous souvenir de l’ordre de prise des photos (même si c’est facile en utilisant la numérotation de l’APN). Ensuite, si vous faites plus de 100 photos en une journée, vous devrez renuméroter les photos avec trois chiffres (ou quatre pour plus de sécurité). Par ailleurs, lorsque vous supprimerez une photographie qui ne vous plaît plus, vous aurez un « trou » dans votre classement ( 2004_04_19_photo_01_benoit_sous_la_pluie.jpg ; 2004_04_19_photo_03_benoit_rit.jpg) et ça ne fera pas très joli, avouez-le !


Vous vous questionnez peut-être sur l’utilité de doubler la date, dans le nom du fichier et celui du répertoire ? Ceci a pour but de retrouver rapidement l’emplacement d’origine d’une photo qui se serait égarée. Ainsi, un fichier nommé 2003_01_23_14:58:24_quelque_chose.jpg se range immédiatement dans le répertoire nommé 2003_01_23_autre_chose. Cela permet aussi à un correspondant à qui l’on envoie un fichier par courriel de connaître le contenu de la photographie sans avoir à l’ouvrir.

Par ailleurs, on peut s’interroger sur l’utilité d’alourdir le nom d’un fichier si l’on doit ensuite utiliser un programme d’archivage qui se chargera de mémoriser, en détail et sans limitation, toutes les informations liées à l’image. Comme il a déjà été écrit, l’objectif est d’obtenir un classement le plus indépendant possible. Si, un jour, votre logiciel d’archivage ne fonctionne plus, vous pourrez tout de même avoir un bref descriptif de la photo simplement en lisant le nom du fichier45.

Enfin, lorsque vous développerez vos photographies, assurez-vous que le laboratoire imprime au dos du cliché le nom du fichier ou, tout au moins, les dix premiers caractères afin de retrouver facilement le fichier original.


Cas particuliers


Dès que l’on aborde le rangement de photos numériques, les problèmes sont multiples et variés. Nous donnerons ici quelques pistes issues de réflexions personnelles. Ces suggestions sont probablement perfectibles et toutes les idées visant à les améliorer sont les bienvenues.

  1. Les photos partiellement datées


Où et comment ranger des photographies dont on ne connaît qu’approximativement la date de prise de vue ?

  • s’il manque simplement l’heure mais que vous possédez le jour, marquez-les comme prises à 25h00m00s. Ainsi, une photo du 12 décembre 2003 sera nommée 2003_12_12_25:00:00_nom_de_la_photo.jpg.

  • s’il manque le jour, rangez-les dans le mois correspondant et créer un répertoire datée 32. Ainsi, une photographie prise en janvier 2002 sera rangée dans le répertoire 2002_01 et dans le répertoire 2002_01_32_nom_du_repertoire.

  • Enfin, s’il manque le mois, créez un treizième mois, un trente-deuxième jour et une vingt-cinquième heure pour y ranger la photo qui vous pose problème.


Cette méthode, loin d’être la panacée, vous permet, par une simple recherche à l’aide de votre explorateur de fichiers, de retrouver immédiatement tous les clichés mal ou non datés puisque ce seront les seuls ayant une heure ou une date qui n’existent pas.


  1. Les photos non datées


C’est le plus difficile et la solution miracle n’existe pas. Vos suggestions et vos idées seront donc les bienvenues.


Archiver ses photos


Tout ce que nous avons fait jusqu’à présent ne sont que des préliminaires, des précautions supplémentaires (inutiles diront certains) afin de s’y retrouver un minimum parmi les milliers de clichés – que vous ne manquerez pas d’avoir dans quelques années – sans utiliser aucun programme spécifique. Cependant, cette méthode possède ses limites. Ainsi, il sera très difficile, même avec le système de noms utilisé, de retrouver toutes les photos d’une personne précise à un moment donné (Gilles et sa sa femme à la plage, par exemple). Il faut donc utiliser un logiciel d’archivage prévu pour réaliser ce genre de travail. Nous arrivons maintenant à la phase cruciale. A partir de là, tous vos choix seront déterminants pour l’avenir. Explications.

Vous optez pour un programme bien fait, qui satisfait tous vos besoins, qui classe vos photographies, qui crée une base de donnée permettant une indexation précise et rapide des milliers de clichés qui traînent sur votre disque dur, qui vous permet de retrouver instantanément toutes les photographies où votre cousin Léon apparaît. Vous êtes heureux, vous maîtrisez cet outil. Aucun souci. Aucun souci ? Pas si sûr...

Vous utilisez ce programme pendant 5 ou 10 ans. Malheureusement, votre ordinateur rend l’âme. Utilisateur averti ayant lu ce document, vous avez évidemment sauvegardé toutes vos photos. Vous acquérez donc une nouvelle machine, inévitablement livrée avec le nouveau Windows® 2014 (et oui, déjà en 2014). Patatras ! Votre logiciel si merveilleux ne fonctionne pas avec cette version de Windows®. Et pas la peine de rêver. Votre Windows® XP ne tournera jamais sur cette nouvelle bête de course (essayez de faire fonctionner Windows® 3.1 sur un Pentium IV avec 120 Go de disque dur !). Bon, OK, la dernière version de votre programme fonctionne sous Windows® 2014. Fonctionne, oui, mais en refusant de lire ou en convertissant de façon approximative les fichiers des vieilles versions (dont la vôtre). Autrement dit, la classification que vous avez mis des années à peaufiner, à améliorer, à détailler, photo après photo, est perdue à tout jamais dans les entrailles d’un pauvre disque dur de 200 minuscules Go (en 2014, les disques durs de base ont une capacité de 50 To, ne l’oubliez pas).

Que faire, alors ? Aucune solution n’est envisageable ? Si, bien sûr.


Le principe (simplifié) de l’indexation de photos est le suivant  : à chaque image, le programme propose de compléter des champs (lieu, personnes présentes, mots clés etc.). Ces informations sont stockées d’une certaine façon par le programme, dans un ou plusieurs fichiers. La question que vous devez vous poser (et que vous pouvez poser aux créateurs du programme) est la suivante : les fichiers générés sont-ils dans un format documenté ou, au contraire, dans un format propriétaire, verrouillé et impossible à lire autrement qu’avec le programme d’origine46  ?

Quelques précautions à prendre lorsque l’on choisit son logiciel d’archivage de photos :

  • Les données générées sont-elles lisibles par un simple éditeur de textes47  ?

  • Les mises à jour sont-elles compatibles avec les anciennes versions ?

  • Existe-t-il des possibilités d’exporter les données générées dans un autre format lisible par un autre programme ?

Si la réponse est non à l’une de ces questions, alors il est préférable de vous tourner vers un autre logiciel qui remplira toutes ces conditions.


Quelques suggestions de programmes


La liste serait longue et assurément incomplète. Voici un bref aperçu de ce que vous pouvez utiliser, la priorité étant donnée aux logiciels libres puis gratuits – dans la mesure du possible, évidemment.


Le système d’exploitation


Linux, Windows ou MacOS.


Transférer ses photos


Sous Linux, si l’APN est reconnu, KDE s’en charge très bien en tapant dans la barre d’adresse de Konqueror « camera :/ » (sans les guillemets).

Sous Windows

Sous Mac

Retoucher ses photos


Sous Linux et Windows, The Gimp est incontournable (http://wwww.gimp.org). Gphoto2 effectue des rotations sans perte (http://www.gphoto.org/). Flphoto

Sous Mac



Nommer ses fichiers


Sous Linux, Krename est très puissant (http://www.krename.net/) et gqview permet de visualiser et de nommer plus précisément les photographies (http://gqview.sourceforge.net/)

Sous Windows, Irfanview est un petit programme gratuit et performant (http://www.irfanview.com). Pixvue (http://www.pixvue.com/), quant à lui, est entièrement intégré à l’interface et permet d’éditer les données et métadonnées en blocs mais également d’ajouter un mot clé en bloc (sans toucher aux autres).


Archiver ses photos


Sous Linux, kimdaba est très bien pensé pour l’archivage (http://ktown.kde.org/kimdaba/). Il existe aussi imgSeek (http://imgseek.sourceforge.net/) et jbrout qui semble très prometteur ( http://jbrout.free.fr/)


Exporter ses photos


Il existe de nombreux programmes pour générer des albums visibles sur Internet, afin de montrer le dernier petit-fils à toute la famille par exemple. Citons :


Tout véritable logiciel de classement de photos doit exploiter les informations IPTC en open source, voir par exemple :

Photo Organizer : http://www.k-i-s.net/article.php?ar...

Coppermine  : http://coppermine.sourceforge.net/

PhotoSeek : http://photoseek.sourceforge.net/

imgSeek : http://imgseek.sourceforge.net/

Gallery avec le patch IPTC : http://tim.digicol.de/gallery_iptc/

MaPiVi : http://herrmanns-stern.de/software/...



Répertoire de scripts :

http://www.phpscripts-fr.net/script...


Scripts  :

http://coppermine.sourceforge.net  : GPL

http://www.galleryhp.com/  : payant ?

http://www.ben3w.com/multimedia/dev...

http://spgm.sourceforge.net/?lg=fr

http://gallery.menalto.com/

http://www.photopost.com/  : payant (?)

http://mig.sourceforge.net/  : GPL


http://fky.clacbec.net/smartGalleri...

http://fky.clacbec.net/photos_film_...

Concevoir un panorama


Sous Linux, il existe des programmes permettant d’assembler plusieurs photographies afin d’en faire une seule :


Et mes autres documents ?


Après tout ce que vous venez de lire, vous vous interrogez peut-être sur la pérennité des autres fichiers que vous avez produits, que ce soit avec un traitement de textes, un tableur, un logiciel de vidéo etc. Vous avez tout à fait raison de vous inquiéter car les cas où vous risquez de tout perdre sont fréquents.

Voici une liste non exhaustive de quelques formats entièrement documentés et pour lesquels la pérennité est assurée :

  • PNG et JPEG : format d’images ;

  • MNG  : format d’images animées (similaire au GIF mais libre de droits) ;

  • ZIP  : pour compresser des données ;

  • TXT  : format de texte brut sans mise en forme ;

  • HTML  : langage utilisé pour créer des pages web. Mais vous pouvez aussi utiliser ce format pour conserver des lettres personnelles par exemple.

  • MP3  : format sonore ;

  • OGG  : format sonore plus performant que le MP3 et libre de droits ;

  • XVID  : format vidéo plus performant que le DIVX ;

  • PS  : format d’archivage de fichier dont le PDF est le successeur ;

  • PDF  : format d’archivage de fichier libre de droits ;

  • XML  : le digne successeur du HTML ;

  • SXW ou SXC : format généré par la suite bureautique OpenOffice.org notamment.

  • Gedcom  : format standard utilisé par les logiciels de généalogie.


Voici maintenant une liste de formats à proscrire impérativement si la pérennité de vos documents est primordiale :

  • PUB  : fichiers générés par Microsoft Publisher et lisibles uniquement par lui (et encore faut-il avoir la bonne version !) ;

  • WMA  : fichiers sonores de bonne qualité avec un taux de compression très important mais dont les caractéristiques ne sont connues que de Microsoft ;

D’une façon générale, n’utilisez pas de formats reconnus par un seul logiciel.

Conclusion


Vous venez peut-être de passer un sale quart d’heure. Vous qui vous félicitiez d’avoir réussi à archiver correctement vos photographies numériques avec un logiciel dernier cri aux fonctionnalités époustouflantes mais malheureusement au format de fichier complètement propriétaire, vous venez de vous rendre compte que tout est à recommencer !

L’objectif premier de ce document n’est pas de dire que ce que vous avez fait est mauvais. Certainement pas. Il ne s’agit pas non plus de vous inciter à passer à Linux (et pourtant...). L’idée à l’origine de cet article est de se poser des questions qui ne se posent pas (ou pas de cette façon) avec la photographie argentique :

  1. Pourrai-je lire et visionner mes photographies numériques dans des dizaines d’années ? Oui si vous choisissez un format pérenne (JPEG ou PNG) ;

  2. Pourrai-je retrouver une photographie précise parmi les milliers stockées sur mon disque dur ? Oui si vous utilisez nommez correctement vos fichiers et si vous utilisez un programme d’archivage. Mais, une fois encore, assurez-vous de pouvoir utiliser ledit programme dans plusieurs années.


L’objectif de ces quelques lignes était de vous faire prendre conscience de tous les problèmes futurs auxquels vous pourrez être confrontés si vous ne vous posez pas la moindre question. Et si vous êtes arrivé jusqu’ici, alors ce document a atteint son but.


Licence de ce document


Ce document est sous licence Gnu F.D.L. (Gnu Free Documentation License ou Licence de Documentation Libre Gnu) et toutes les sections sont modifiables, sauf les citations issues d’autres sites. Cela signifie que vous êtes libre de le reproduire, le recopier, le réutiliser, le modifier et le distribuer à condition de lui attribuer les mêmes libertés de copie, d’utilisation etc. De plus, il n’est pas nécessaire d’avertir l’auteur que vous réutilisez son oeuvre, même si cela lui fera toujours plaisir de le savoir, mais il vous est demandé de le citer.

Cette licence a pour but de protéger le présent ouvrage ainsi que les libertés qui l’accompagnent. Vous ne pourrez donc pas le modifier, le distribuer et dire : « Vous n’avez pas le droit de redistribuer ce document.  » parce que vous lui aurez supprimé une liberté.

Vous pouvez lire l’intégralité de cette licence en anglais (la seule version officielle) ici : http://www.gnu.org/copyleft/fdl.html et une traduction non officielle en français là : http://www.idealx.org/dossier/oss/g...


Liens Internet



Remerciements


Merci à tous les relecteurs et relectrices qui, grâce à leurs commentaires, suggestions et corrections ont permis à ce document d’être ce qu’il est aujourd’hui.



A AJOUTER :

http://herrmanns-stern.de/software/...  : SUPER PROGRAMME AVEC TRÈS BONS CONSEILS :

http://peccatte.karefil.com/softwar...  : données IPTC et liste de programmes pour organiser et lire les métadonnées.

Ajouter conseils sur la gravure : photocopie de ordinateur individuel

1Comme vous pourrez le lire par la suite, un système d’exploitation libre est préférable à tout autre.

2Il est fortement recommandé de vous assurer que votre futur APN est reconnu par Linux : http://www.gphoto.org/proj/libgphot... et http://lea-linux.org/drivers/rub.77.html Attention cependant : ce n’est pas parce que votre modèle ne se trouve pas dans ces listes qu’il ne fonctionnera pas sous Linux. La meilleure chose à faire est de tester son fonctionnement en utilisant, par exemple, la démo Linux Knoppix qui n’installera rien sur votre disque dur.

3Il existe de nombreux laboratoires en ligne. Attention à bien vous renseigner sur la conservation ou non des noms de fichier originaux. Voir la section NOMMER SES FICHIERS.

4Toute cette partie s’inspire très largement d’un document expliquant, à travers l’exemple du traitement de textes, pourquoi il est préférable d’utiliser un logiciel libre : http://julien.noel.free.fr/ooo/

5Il existe des restrictions mais elles ne concernent pas un utilisateur « lambda ».

6Le site http://freshmeat.net recense un grand nombre de logiciels libres. Vous pouvez voir sur cette page http://freshmeat.net/stats/#license que la licence G.P.L. est la plus utilisée. Mais il existe beaucoup d’autres licences libres : http://www.opensource.org/licenses/

7Bien sûr, faire appel à une société privée pour modifier un programme informatique peut coûter cher. Mais c’est au moins envisageable. Avec un logiciel propriétaire, c’est tout simplement impossible.

8Cette question a fait l’objet d’un article sur l’encyclopédie libre Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Format...

9Il n’est pas simple de définir ce qu’est un format libre : http://linuxfr.org/ GanfSet/3407.html

10Par exemple, les spécification du format GIF (89a) sont ici : http://www.w3.org/Graphics/GIF/spec...

11À condition que le programme qui a généré le fichier respecte les spécifications du format utilisé. Ce n’est pas toujours le cas, notamment pour le RTF ou le HTML.

12Les spécifications du format RTF sont publiques mais elles évoluent à chaque nouvelle version de MS Word®. Cependant, même enregistré en RTF, vous n’avez pas la garantie de visualiser votre document correctement car il semble que Microsoft ne respecte pas les spécifications du RTF. Voici à quoi ressemblent les spécifications du RTF : http://msdn.microsoft.com/library/d...

13Ne vous imaginez pas en dehors de ce débat. A l’instar du brevetage sur le génome humain, les brevets logiciels sont une menace pour la libre diffusion du savoir et des connaissances. De nombreux sites tentent d’informer et de mobiliser le public sur les dangers des brevets logiciels : http://abul.org/brevets/ - http://www.aful.org/brevets/index.html - http://brevets-logiciels.info/ - http://fr.wikipedia.org/wiki/Brevet

14Il semble que les brevets liés au format GIF soient enfin tombés

15Au mois d’avril 2004 est apparu un problème lié à un brevet sur le JPEG. Pour plus d’informations, voir : http://linuxfr.org/2004/04/27/16090.html

16Le reverse engineering est passible de poursuites judiciaires car généralement interdit par les éditeurs de logiciel. Il vous est donc interdit d’essayer de comprendre comment fonctionne un programme !

17De précieuses informations concernant les métadonnées sont disponibles ici : http://peccatte.karefil.com/softwar...

18Pour en savoir plus sur le système RAID : http://www.commentcamarche.net/prot...

19Pour en savoir plus sur les différents systèmes de fichier  : http://www.commentcamarche.net/repa...

20Sous Windows®, il est quasi impossible d’écrire sur une partition Linux. Il faut utiliser un programme supplémentaire dont la fiabilité est très incertaine.

21Suivant le système de fichiers utilisés, vous ne pourrez utiliser certains caractères pour nommer vos fichiers. Ainsi, Windows® XP interdit l’utilisation des caractères \ / : * ? " < > |

22Lire à ce sujet (en anglais) : http://www.cnn.com/2004/TECH/ptech/...

23Vous pourrez obtenir de nombreuses informations sur la gravure ici : http://www.lagravuredecd.com/ A propos des noms longs, vous pouvez aussi consulter la section : http://www.lagravuredecd.com/cdrfaq...[3-5]

24L’ordinateur individuel a consacré un long article sur la gravure dans son numéro 161 de mai 2004.

26Rien n’est inviolable, même si le contrat dit le contraire ! À bon entendeur, salut !

27Site officiel : http://www.jpeg.org

28Il est inutile de convertir vos fichiers JPEG en TIFF ou PNG car les dégradations dues au JPEG seront toujours présentes dans le fichier TIFF ou PNG.

29Spécifications et site officiel : http://www.w3.org/Graphics/PNG/

30La revue SVM n° 75 datée de septembre 1990 titrait « Exclusif : votre ordinateur en 1995 ». On nous promettait, sur le bureau, des machines à écran plat d’une résolution de 2560 x 1960 points, des disques durs qui auront une capacité de 30 à 40 Go. Dans cinq ans, « la reconnaissance vocale est devenue une fonction standard des ordinateurs de bureau, tandis que la reconnaissance d’écriture (...) constitue le système privilégié des portatifs. ». Windows® 95 n’est jamais mentionné et Internet (dont le boum n’aura lieu, il est vrai, que 7 à 8 ans plus tard) n’est même pas cité ! Et que trouve-t-on dans le numéro 130 de septembre 1995 ? Des machines haut de gamme qui intègre un disque dur de... 1 Go seulement, des écrans cathodiques 15 pouces en 1280 x 1024. Le même magazine affirmait, dans le numéro 152 de septembre 1997, que « Windows® 98 : ce n’est peut-être pas pour vous ! ».

33Ce type de programme n’est rarement (jamais ?) fourni pour fonctionner sous Linux®. C’est pour cela qu’il est important de choisir un APN reconnu par Linux®.

34Voir http://www.powershot.com/powershot2...;;xp.html pour plus d’informations. Le Canon PowerShot A50 ne fonctionne pas sous Windows® XP. Le service clientèle a répondu que « The only option is to purchase either a PCMCIA card slot adapter or a Compact Flash (CF) card reader to download the images. Both devices are very inexpensive, do not require software or batteries, and will actually download the images faster than the camera will. » soit « La seule possibilité est d’acquérir soit un adaptateur PCMCIA ou un lecteur de carte Compact Flash (CF). Ces deux périphériques sont très bon marché, ne nécessitent pas l’utilisation de logiciel ou de piles et transfèreront vos images plus rapidement que l’APN. » Pour information, sachez que le PowerShot A50 est parfaitement reconnu sous Linux®.

36C’est dans le cas où vous devez retourner une photo car toute modification d’une image JPEG entraîne, lors de chaque enregistrement, une compression supplémentaire et donc une dégradation de la qualité de l’image.

37Les données EXIF sont des informations stockées dans une image JPEG. Vous y trouverez la date de prise de vue, l’heure et bon nombre d’autres choses. Ces données sont précieuses pour la suite, notamment lorsque vous renommerez et archiverez vos fichiers.

38Lorsque vous envoyez vos fichiers via Internet afin de faire développer vos photos par un laboratoire, n’oubliez pas de demander, au préalable, si les noms de vos fichiers figureront intégralement au dos de la photo, ce qui vous facilitera le travail de classement dans un album traditionnel et, surtout, vous permettra de retrouver rapidement le fichier numérique à l’origine de la photo. Après une brève enquête, les cinq ou six laboratoires en ligne contactés ont répondu que : 1) soit aucun nom ne figure au dos de la photo ; 2) soit un nom aléatoire sans rapport avec le nom d’origine ; 3) soit c’est le nom d’origine limité à 16 ou 32 caractères suivant les laboratoires.

39Ces restrictions doivent être scrupuleusement respectées, d’abord pour les raisons données dans la suite du document mais aussi dans le cas où vous feriez un site web.

40Les données EXIF sont enregistrées à l’intérieur d’un fichier JPEG par votre APN. Vous y trouvez, entre autres choses, la date de prise de vue, l’heure, le modèle de l’APN et de nombreuses informations.

41L’utilisation du caractère « : » (deux points) n’est pas possible sous Windows mais ne pose aucun problème sous Linux. Vous pourrez remplacer : par -.

42Vous pouvez même séparer la date et l’heure à l’aide de deux underscore pour plus de lisibilité. On obtient : 2004_04_19__18:25:13_.jpg

43Bien sûr, si vous avez pris plusieurs photos par seconde, il faudra ensuite ajouter un nom qui les différenciera.

44Tout ceci n’a rien d’impératif et ne prétend pas être la panacée. Il s’agit de conseils, pas d’ordre !

45Les noms de fichier longs ne sont plus vraiment un problème avec les systèmes d’exploitation actuels. Cependant, vous pouvez rencontrer des difficultés lorsque vous gravez vos fichiers. En effet, certains types de gravure ne conserveront pas l’intégralité des noms trop longs. Voir, à ce sujet : http://www.lagravuredecd.com/

46C’est le cas avec le logiciel de PAO Microsoft Publisher® qui crée des fichiers lisibles uniquement avec MS Publisher® – et pas n’importe quelle version, évidemment.

47Vérifiez-le vous-même en renommant le ou les fichiers avec une extension TXT. Ouvrez-les maintenant avec un éditeur de textes basique (du type bloc-notes) et regardez si vous pouvez lire les informations qui y figurent.

Remerciements 24 / 24

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